Après huit ans de cogestion, il est temps de redonner un cap clair à la profession. Un nouveau cap, et une majorité pour le tenir.
Chères et chers collègues,
Les élections pour renouveler le conseil SNPL AF-TO auront lieu à la rentrée. Après huit années de cogestion, la majorité syndicale s’est fissurée : victime de son impuissance, de son incapacité à défendre la profession et à incarner des valeurs depuis trop longtemps abandonnées. À l’image de la tripartition en cours dans le paysage politique français, le conseil de la section Air France-Transavia subit le même immobilisme. Plus rien n’étant possible, le risque majeur de ces prochaines élections serait de retomber dans une telle situation, et ce pendant quatre ans.
La seule façon d’éviter cet écueil est de voter pour une équipe aux convictions claires : c’est précisément la raison pour laquelle nous vous présentons nos candidatures.
Vous êtes de plus en plus nombreux à estimer que la coupe est pleine, et ce à juste titre : considération de l’entreprise en perte de vitesse, chute du pouvoir d’achat, manque de prise en compte des sujets déterminants — de la sécurité des vols à la vie quotidienne — et vives inquiétudes sur la pérennité de notre système de retraite.
Autant de raisons pour lesquelles les prochaines élections seront déterminantes si, comme nous, vous souhaitez changer de Cap. Comme le SNPL restera le seul négociateur des accords*, qu’on le veuille ou non, notre avenir sera déterminé par le renouvellement des près de soixante-dix tickets qui composeront le futur conseil.
Si vous voulez reprendre le contrôle de votre destin et peser sur le cours des choses, il sera nécessaire de se mobiliser en votant uniquement pour notre liste. Le centre de gravité naturel du SNPL a historiquement eu tendance à se déplacer vers la cogestion, le départ de nombreux adhérents déçus vers le SPAF ou Alter affaiblissant en interne la tendance revendicatrice que nous incarnons. De même, les nouveaux embauchés ne sont pas toujours au fait de l’histoire syndicale et des enjeux à venir, et ont besoin de temps pour se construire une représentation exacte de la situation. Pour nous donner les moyens d’agir, nous aurons besoin que le constat d’échec de la méthode actuelle soit partagé.
Nous avons donc besoin de votre soutien pour changer clairement de politique. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, nous devons empêcher les mouvances capitulardes, ayant renoncé à défendre la profession, de rafler à nouveau le prochain scrutin.
* Lié aux dispositifs légaux de représentativité : à plus de 70 %, le SNPL écrase Alter et le SPAF, qui pèsent à peine plus de 10 % et ne peuvent qu’adhérer à un accord, sans pouvoir proposer quoi que ce soit à la signature.
Quatre alertes que la majorité sortante n’a pas su, ou pas voulu, traiter.
L’image et la place des pilotes dans l’entreprise sont en perte de vitesse. La voix de la profession pèse de moins en moins.
Une érosion lente mais continue de nos salaires, pendant que les rémunérations de nos dirigeants n’ont jamais été aussi élevées.
Des sujets déterminants pour la sécurité relégués au second plan derrière la compression des coûts.
De vives inquiétudes sur la pérennité de la CRPN, sans réponse claire des sortants, qui ont accepté jusqu’à l’inadmissible l’opacité de la gestion de la caisse et les manquements à la déontologie.
Cliquez sur chaque étape pour en déployer le détail — de l’éthique syndicale à la sécurité des vols, voici le cap que nous proposons.
« Les conventions, sans l’épée, ne sont que des mots. » — Hobbes
Après huit années de gestion par des équipes complaisantes avec la direction, nous faisons le constat amer que le syndicat n’est plus respecté. Soyons clairs : ce n’est pas une question de personnes, mais de méthode. Ce point est d’autant plus crucial que le SNPL regorge de talents et de personnes bien intentionnées, qui se sont parfois trompées en accompagnant des projets aux conséquences délétères pour la profession. Il importe donc de changer de Cap : une fois celui-ci validé à l’issue des élections, nous aurons besoin de tout le monde pour pousser dans la bonne direction.
Pour pérenniser notre avenir et reprendre le contrôle de notre destin, nous devons être craints et crédibles. Nul besoin pour cela de pousser le conflit jusqu’à l’extrême : la direction doit comprendre qu’elle a face à elle des interlocuteurs fiables, mais résolus.
Le meilleur exemple d’avancées significatives obtenues sans grève majeure se trouve chez nos collègues PNC : bien que morcelés autour de cinq syndicats représentatifs, et sans protections périmétriques à brader pour obtenir des augmentations, leurs acquis des dernières années révèlent la crainte qu’ils inspirent à nos dirigeants.
Pour restaurer notre crédibilité — et donc notre force — nous aurons besoin de votre soutien : celui de la base. Le SNPL a trop longtemps oublié que ce lien était vivant ; nous devrons le retisser pour vous convaincre de la nécessité de nous mobiliser. La puissance du syndicat réside dans le niveau de conscience et de soutien du collectif. Paradoxalement, la section SNPL AF-TO n’a jamais été aussi importante, et l’influence syndicale jamais aussi faible.
Les outils numériques modernes, couplés à d’indispensables rencontres en présentiel lors des tractages à CDG ou à Orly, nous permettront de vous expliquer les enjeux à venir. Sur les sujets déterminants, le recours au référendum fera place à la confrontation des idées et à l’expression de la volonté du plus grand nombre.
Enfin, le SNPL souffre depuis trop longtemps de la passivité de ses plus hautes instances face à des agissements contraires aux valeurs syndicales les plus élémentaires. Nous restaurerons le principe cardinal d’indépendance absolue à l’égard du patronat : plus de vacances avec le patron, plus de petits arrangements pour passer du syndicat à la direction, plus de violations statutaires.
La sécurité des vols doit redevenir notre priorité. Un nouvel équilibre avec la direction doit être trouvé, dans lequel le SNPL reprend son rôle moteur dans l’amélioration de notre niveau de sécurité.
Nous ne pourrons revendiquer d’amélioration de notre contrat social si nos obligations en matière de SV ne sont pas remplies. Pour cela, nous reprendrons la main sur les sujets métier, là où de trop nombreux abandons et renoncements ont laissé le champ libre à des abus et des dérives inadmissibles — au premier rang desquels la volonté de la direction de cacher les manquements systémiques derrière de supposées responsabilités individuelles, faciles à imputer aux responsables de mission que nous sommes.
Pour le protocole de sécurité des vols (PSV), nous proposons :
En 2017, nous avions arraché à la direction l’accord GMP (Groupe Métier Pilote) : une instance paritaire où traiter tous les aspects de notre métier — une sorte de CSSCT dédiée dans laquelle nous avons le dernier mot, la décision.
Malheureusement, les équipes qui nous ont succédé ont laissé cette instance en jachère. Nous devons redonner sa force au GMP, qui doit rester la seule instance où les sujets métier sont discutés, de façon paritaire avec le SNPL. De même, en attendant le contrat unique, il faudra négocier un GMP TO pour y traiter ces sujets.
Parmi les cas à traiter :
« Un pour tous, tous pour un » devrait être la devise du futur SNPL.
Le SNPL doit une défense individuelle et collective à ses adhérents. Il n’est pas acceptable que le syndicat et ses instances (bureaux d’entreprise, service juridique…) soient mobilisés pour agir à l’encontre de ces principes. Nous lui redonnerons ce rôle qu’il n’aurait jamais dû perdre, et ne tolérerons aucune incartade dans des domaines qui ne relèvent pas d’une organisation professionnelle de pilotes.
Tous les pilotes, adhérents de surcroît, ont le droit de profiter de toute la puissance du SNPL s’ils sont l’objet d’attaques infondées — tant que la démonstration n’est pas faite que l’ensemble des textes qui protègent ont été appliqués. En 2016, le BAF avait déposé un préavis immédiat tous pilotes alors qu’un Cdb avait été débarqué d’autorité d’une rotation par le CCO : aussitôt, la direction s’est excusée et des mesures ont été prises pour que cela ne se reproduise pas. Quand nous voulons, nous pouvons !
La défense des individus n’affaiblit pas le syndicat : elle renforce la cohésion de la corporation. Nous sommes soumis à des sélections et des contrôles difficiles et réguliers ; en dehors de ces rendez-vous, on nous doit la bienveillance, et le doute doit nous profiter.
Sûreté, fret sensible, responsabilité : ne pas laisser les pilotes seuls.
Survols d’espaces aériens sensibles, zones de conflit, brouillages GPS, passagers sous escorte : ces situations font désormais partie de notre quotidien opérationnel. Elles engagent directement les équipages, et en premier lieu le commandant de bord, sur la sécurité du vol et la sûreté à bord.
Certains vols soulèvent aussi la question de la nature du chargement, de sa destination ou du risque de contribuer à des violations graves du droit international. Lorsque le Groupe affirme vouloir unir les peuples et les cultures, il ne peut pas demander à ses équipages d’exécuter, sans information claire, des missions susceptibles d’entrer en contradiction avec cet engagement.
Les pilotes ne sont pas de simples exécutants. Nous demandons un cadre clair : information loyale, analyse sûreté documentée, traçabilité des décisions, réponse argumentée lorsqu’une question est soulevée, accompagnement syndical et protection du pilote qui agit de bonne foi. Changer de cap, c’est aussi donner aux équipages les moyens d’exercer pleinement leur discernement.
En 2015, le bureau Air France (mandature Évain) constatait que les accords de partage d’activité avec KLM avaient été bafoués : KLM avait capté l’essentiel de la croissance 2005-2015, soit une perte d’environ 15 coques long-courrier pour Air France.
Lors de la négociation de Trust Together (2017), une trajectoire de rattrapage fondée sur les SKO a permis de définir comment récupérer la moitié de cette perte — les efforts pour recouvrer l’intégralité du transfert d’activité étaient tels qu’un compromis a dû être trouvé. Mais en 2019, le bureau Gestas (2018-2022) a concédé à la direction l’abandon de l’indicateur SKO, en lui substituant une métrique sortie du chapeau : l’indicateur CDN, statique, ne reflétant ni la réalité de la production ni l’aménagement des cabines. Une démarche typiquement cogestionnaire : signer un accord qui fait semblant de protéger.
Heureusement, les effets néfastes d’un tel accord ne se sont pas encore fait sentir. La conjoncture post-Covid nous est favorable (rentabilité moindre et contraintes à Schiphol côté KLM) : l’objectif de Trust Together semble rempli. Il faut désormais refaire le point et rattraper l’autre moitié de l’activité perdue : c’est une simple question de justice. L’enjeu : environ 150 emplois à temps plein de pilotes long-courrier.
Le groupe prend le contrôle de SAS — une soixantaine de coques moyen-courrier et une quinzaine de coques long-courrier — sans qu’aucun accord de croissance partagée ne nous protège d’un transfert d’activité comme avec KLM. Il faut y remédier et, plus largement, dessiner un modèle d’accord adaptable aux futures acquisitions, au moment où nos dirigeants lorgnent, entre autres, sur la TAP.
Il nous faudra compléter nos protections : le partage d’activité avec KLM, SAS ou de futurs acteurs n’est pas couvert, dans un contexte de contraction annoncée de notre moyen-courrier liée au choix d’un module bien plus petit que celui de nos partenaires et concurrents (A220 contre A320/A321 Neo).
Le moyen-courrier ne peut rester un mal nécessaire dans l’esprit de nos dirigeants : la force d’Air France, c’est sa polyvalence. L’abandon du court-courrier à Orly a entamé cet éclectisme, et cela doit cesser. La logique délétère a consisté à segmenter les produits selon une logique géographique et des arrière-pensées sociales (basculer tout Orly vers TO pour augmenter la sous-traitance). C’est l’inverse d’une logique tournée vers le client, qui doit redevenir la règle : offrir sur chaque ligne le produit recherché. Les produits AF et TO ont du sens, mais sont déployés en dépit du bon sens, à cause d’un fonctionnement en silos. Reconquérir des lignes — voire en développer — exige une souplesse industrielle que la segmentation étanche avec Transavia et le contrat de détachement pilote ne permettent pas.
Reconquérir et développer le moyen-courrier suppose de sécuriser, en parallèle, l’ancrage de Transavia et de ses pilotes à la maison mère. En cas de crise grave ou de besoin urgent de liquidités, le risque d’une vente à la découpe de l’entreprise — de tout ou partie de la filiale — est majeur et impossible à éviter par la seule force syndicale. De plus, le double-contrat de détachement actuel ne protège nullement les pilotes TO. En cas de vente, il est à craindre qu’il leur soit proposé de partir d’Air France en restant chez Transavia, ou de revenir à la maison mère pour y être licenciés. L’expérience le démontre : quand la situation va mal, la capacité de mobilisation du syndicat diminue drastiquement (peur légitime de perdre son emploi, concessions plus facilement acceptées). Par ailleurs, la crise Covid l’a montré : le recours aux aides de l’État est quasiment garanti pour Air France, du fait de l’image de souveraineté nationale qu’elle véhicule. Ce qui est loin d’être le cas d’une filiale low-cost désincarnée et déficitaire…
Or près de 1 200 pilotes travaillent chez Transavia : nous devons sécuriser leur avenir, sans casser la dynamique du produit TO.
Car, vingt ans après l’accord de 2006 actant sa création, Transavia France demeure loin de ses objectifs initiaux : concurrencer les compagnies low-cost européennes. Si l’ambition a pu séduire un temps, les pertes ne font que se succéder, consommant le capital de la maison mère avec toujours plus de rapidité.
En 2025, l’ampleur du déficit a contraint le groupe Air France à recapitaliser en urgence Transavia France, à hauteur d’un milliard d’euros. Passé sous silence par les élus de la majorité, cet épisode illustre la fragilité d’un modèle érigé en parangon de vertu : compression des coûts, sous-traitance, délocalisation de l’activité et éradication de la marque Air France à Orly.
Cette méthode de développement, faite de bric et de broc, est si peu efficace qu’elle ne produit pas de richesse. Le problème ne vient pas du produit ni de la clientèle, mais des choix de construction passés. Le fonctionnement de Transavia relève d’un mensonge : on a fait croire que le low-cost ne reposait que sur la sous-traitance, alors qu’il faut une organisation très robuste pour que cela fonctionne — la preuve avec easyJet et Ryanair. Air France doit s’améliorer dans bien des domaines, mais elle n’est pas disqualifiée en termes de savoir-faire opérationnel. L’absence de synergie par dogme est préjudiciable aux deux entreprises, et in fine aux salariés. Nous devons mettre fin à ce fonctionnement en silos.
Et nous, dans tout ça ?
Accepter le schéma de détachement existant, c’est accepter de perdre à tous les niveaux : socialement, rien ne justifie la séparation des contrats, pas plus que l’impossibilité, pour les pilotes détachés, d’accéder aux subventions CSE et aux primes d’intéressement et de participation.
Un autre aspect, auquel nous ne pensons pas à première vue, réside dans la perte de temps colossale que représente, pour le syndicat, ce travail de fourmi pour aligner chaque point du contrat de détachement. C’est une énergie déployée en vain pour réparer l’erreur commise : ne pas avoir exigé le contrat unique en 2019. Avant la fusion des sections SNPL AF et TO, un bureau Transavia avait du pain sur la planche ; or nos élus au bureau AF-TO sont à peine plus nombreux qu’à l’époque, alors que la LCP a grossi à près de 5 500 pilotes, dont environ 1 200 détachés. Nous devons nous simplifier la vie pour gagner en efficacité et mobiliser notre énergie sur d’autres combats.
Mais le plus préoccupant tient à la nature même de l’entreprise : une filiale de filiale (la compagnie est une filiale d’Air France Finance, elle-même filiale d’Air France), fortement déficitaire et soutenue à bout de bras par un actionnaire déjà lourdement endetté depuis la crise Covid — et dont il est à craindre que les incertitudes économiques à venir, et leurs répercussions sur le prix du carburant, n’alourdissent encore la facture.
Aujourd’hui, l’avenir des pilotes détachés est incertain. Bien que les promoteurs du déplafonnement aient toujours prétendu que le contrat unique était inatteignable (il était pourtant leur objectif lors du conflit de 2014, comprendra qui pourra), nous avions démontré, à l’époque de la création de Joon en 2017 (écouter notre podcast, plus bas), qu’il était possible de maintenir le contrat des pilotes Air France dans une aventure industrielle sortant du périmètre de la compagnie.
Si vous nous accordez une majorité, nous reviendrons vers vous après avoir construit une alternative, avec une question simple : êtes-vous pour le maintien du schéma de détachement ?
Ensemble, nous devrons faire comprendre à la direction qu’elle n’a aucun intérêt à poursuivre dans cette impasse : doublons de fonctionnement qui pèsent sur les coûts, manque d’agilité en cantonnant le secteur A320 Neo à la seule activité low-cost alors qu’Air France aura cruellement besoin de la capacité des A320/A321 Neo sur certains segments de son réseau moyen-courrier, moindre efficacité dans l’utilisation des navigants, et bien sûr : une bombe sociale à retardement.
Du sujet anecdotique aux éléments les plus impactants, les questions de la vie quotidienne ont un point commun : elles sont des marqueurs infaillibles de l’estime et de la considération que nous porte l’entreprise. Sans surprise, elles sont en net recul.
Les GP — qui n’ont presque plus rien des facilités de transport — et la qualité des rotations sont deux éléments majeurs. Nous nous engageons à vous consulter pour savoir ce que chacun souhaite précisément : ce programme ne saurait couvrir tous les cas particuliers, mais c’est le chantier auquel il faudra nous consacrer. Voici quelques pistes, sans prétention d’exhaustivité.
Le dogme de l’intercatégoriel pour les GP doit tomber : il n’existe nulle part ailleurs — pas même chez nous — alors qu’il est brandi pour justifier notre immobilisme. Nous voulons construire un accord PILOTE pour les GP :
Il n’est pas normal d’avoir des uniformes d’une qualité aussi pauvre alors que les navigants véhiculent l’image de marque de l’entreprise. Que penser, en termes de considération, d’un employeur qui fournit une dotation aussi médiocre ? Nous obtiendrons une amélioration de la qualité, et la possibilité de remplacer les pièces endommagées en sus de la dotation.
Les PNC l’ont démontré : le coût des rotations longues est supportable pour l’entreprise, surtout en période de moindre activité. Il est donc possible de détendre nombre de rotations (ex. 777 à 70 % de 3 ON).
En attendant que le contrat unique permette de mettre fin à l’anomalie de traitement entre les pilotes AF et les pilotes détachés, nous avons identifié de nombreux points à traiter :
En France, les accords de compensation automatique de l’inflation sont interdits. Mais cela n’empêche pas un contrat moral : rien ne doit justifier l’érosion de nos salaires et de notre pouvoir d’achat — alors même que les pilotes respectent une grande part de ce contrat : absentéisme faible, disponibilité pour dépanner, volonté de mettre de l’huile dans les rouages.
Cet engagement moral à compenser l’inflation doit être un accord de principe de la direction. Le jour où elle l’enfreint, elle se met en faute. En Espagne, le rattrapage de l’inflation n’est pas une obligation légale, mais figure dans bon nombre de conventions collectives : c’est à une disposition morale de ce type que nous devrons réfléchir, car le contrat entre les parties doit être juste.
Si nous savons être à la fois des partenaires honnêtes et des négociateurs redoutés, la direction comprendra qu’elle ne peut laisser s’appauvrir ses salariés. Un tel engagement permettrait aussi d’économiser l’énergie dépensée chaque année en Négociations Annuelles Obligatoires, trop souvent vaines et en deçà des attentes — des efforts qui seraient bien mieux employés à faire avancer l’entreprise, là où les NAO à la sauce Air France se révèlent délétères pour le climat social.
Enfin, il conviendra de trouver un indicateur reflétant la hausse réelle du coût de la vie, autre que l’indice des prix à la consommation de l’INSEE, alors que de plus en plus de primo-accédants peinent à devenir propriétaires et que les coûts de l’immobilier ont explosé.
Il serait difficile de résumer la grande complexité du dossier Retraite en quelques lignes. Pour simplifier : les règles actuelles de la CRPN créent deux fois plus de droits que la caisse ne reçoit de cotisations. Comme dans une pyramide de Ponzi, l’arrivée — même massive — de nouveaux cotisants, telle qu’espérée par les gestionnaires de la caisse, ne permet d’assurer que le court terme.
Sans réforme d’envergure, la question n’est pas de savoir si la CRPN court au crash, mais quand. Au tournant de la décennie 2030, le départ massif de toute une génération de pilotes et de PNC accélérera encore le calendrier : il y aura plus de retraités que d’actifs ! Une fois les réserves consommées, l’ajustement des pensions à la baisse sera automatique : potentiellement de l’ordre de 30 à 40 % si rien n’est fait. Un rabotage égalitaire — après avoir assumé pendant des années toute la redistribution, les pilotes passeront une nouvelle fois à la caisse.
Car, au sein de la caisse, pilotes et PNC ne partent pas du même point : les seconds retirent au bas mot le double des premiers — certains touchent même une retraite supérieure à leur dernier salaire, là où les pilotes perçoivent en moyenne moins de 40 % du leur.
Vous l’avez compris : la CRPN sera LE dossier du prochain mandat, sans droit à l’erreur. Le constat est désormais largement partagé : sa trajectoire ne peut se poursuivre sans changement.
Mais la responsabilité ne revient pas directement à la section AF-TO : c’est un enjeu du conseil national. Il n’en demeure pas moins que le poids de la section AF est très important, tout simplement parce que nous sommes de très loin la première en nombre d’adhérents. L’enjeu de ces élections est donc d’obtenir une majorité la plus puissante possible au sein du CAF, afin de peser sur le national.
De plus, la prise de conscience de la stratégie politique à mener pour obtenir une réforme n’a pas encore eu lieu. C’est justement l’enjeu de ces élections : nous allons devoir manœuvrer politiquement pour que les PNC comprennent que leur intérêt réside dans une réforme qui, pourtant, les mettra à contribution.
Ceux qui nous ont menés là où nous sommes, plus ou moins liés aux PNC et/ou aux employeurs, seront inaptes à sortir par le haut de cet obstacle majeur. Impossible d’en dévoiler davantage sur notre stratégie, mais nous avons les idées claires. Donner un avenir à la retraite des plus jeunes d’entre nous nous y oblige.
Pour aller plus loin, nous recommandons la lecture du rapport Fixage de 2023 et du rapport de la Cour des comptes. Et très prochainement, notre podcast dédié à la CRPN !
La LCP est le ciment de notre corporation : elle incarne la solidarité et la continuité intergénérationnelle. Les carrières doivent obéir à des règles immuables qui, de ce fait, assurent une grande sérénité.
Comme toute règle majeure, la LCP se protège en refusant d’y introduire des exceptions à tout bout de champ, qui brouillent les cartes et favorisent certains au détriment d’autres. Nous devons nous efforcer de retirer les exceptions existantes et de ne pas en recréer. Il faut accepter qu’aucune règle n’est parfaite en toutes circonstances, mais qu’au global elle profite à tous.
La règle 2016, le détachement TO, les fins de secteurs, les amortissements, et leur combinaison, créent des mécanismes parasites qu’il faut s’efforcer de réduire. Au sein de ce principe, il doit régner le maximum de liberté.
Sur ce sujet sensible, perceptions et intérêts peuvent diverger. Aussi, si un accord de fin de secteur ou une modification des règles de carrière étaient sollicités par un collectif de pilotes ou par la direction, il sera impératif de temporiser : constituer un groupe de travail, PUIS faire valider les propositions par un référendum tous pilotes. La sérénité est à ce prix.
Alors que nous avions autrefois des limitations dures et des règles claires pour les TSV et repos, directement issues du dialogue social, le SGRF a été l’occasion de remettre en question cette philosophie pour introduire des règles souples et des limitations variables, souvent moins-disantes.
Ainsi, le dialogue social s’est vu remplacé par une supposée parole scientifique sur la fatigue, appuyée sur un retour d’expérience très variable — et d’autant plus difficile à exiger des pilotes qu’ils sont découragés par son inefficacité.
Le SGRF aura permis deux choses : l’augmentation potentielle du niveau de fatigue du fait des gains de productivité ; et l’inefficacité de nos moyens syndicaux, à cause du dogme bien connu : « pas de rapports, pas de fatigue ».
Il est temps de changer radicalement de cap. Nous mettrons fin à la dictature du rapport fatigue comme seul juge du niveau de risque, et nous revendiquerons des limitations dures dans nos règles d’utilisation, identiques à TO et à AF.
VSS, harcèlement, discriminations : ne pas regarder ailleurs.
En briefing, au poste, au galley ou en escale, des collègues peuvent subir des violences sexistes et sexuelles, du harcèlement, des discriminations, du racisme, de l’homophobie ou des humiliations. Ces agissements n’ont pas leur place dans notre entreprise. Les traiter comme secondaires, ou les laisser relever uniquement de la communication institutionnelle de la Direction, ne serait pas à la hauteur de l’enjeu.
Même si elle ne s’y limite pas, la lutte commence par la formation. Pas un e-learning infantilisant, mais une vraie formation en présentiel assurée par un organisme spécialisé, adaptée aux réalités des équipages et de la chaîne hiérarchique. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’a été signé l’Accord sur la prévention et le traitement des violences au travail, signé par le SNPL et Alter. En page 12, on peut y lire que cette formation sera dispensée à l’ensemble des chefs pilotes, chargés de mission, instructeurs et commandants de bord, avant la fin de l’année 2028. Elle sera également dispensée au fil de l’eau aux nouveaux commandants de bord et aux nouveaux pilotes embauchés : soyons moteurs dans l’accompagnement de cette prise de conscience.
Car former, ce n’est pas culpabiliser un corps professionnel. C’est donner des repères communs : l’humour ou l’habitude n’excusent ni l’humiliation ni la discrimination.
Lorsque des faits sont signalés, ils doivent être traités avec sérieux : écoute, confidentialité, accompagnement, instruction rigoureuse. Les responsabilités doivent être établies, et des mesures assumées en cas de faits avérés.
Ces sujets ne sont ni accessoires, ni extérieurs au métier. Ils touchent à la confiance dans les équipages, aux conditions de travail et, in fine, à la sécurité de nos opérations.
Changer de cap, c’est savoir porter ces sujets au lieu de les laisser à d’autres.
Des pilotes de toutes les bases, de tous les secteurs et de toutes les générations, réunis autour d'une même conviction. Cliquez sur un nom pour lire sa présentation, lorsqu'elle est renseignée.

OPL 350, un passage chez easyJet, déjà 8 ans à Air France. Pas de passé syndical, attaché à la solidarité !

ENAC promo 09, j’ai volé pour différentes compagnies d’aviation d’affaires en Europe, pour Aer Lingus en Irlande et enfin chez Air France, maintenant copilote sur 777. J’aspire à un syndicat fort et uni pour initier les réformes nécessaires à la CRPN, pour la défense de la SV, des intérêts des pilotes et de la cohésion sociale.

Après une expérience d’ingénieur, j’ai fait un court passage dans une low-cost avant de rejoindre Transavia en 2020 et AF en 2023, sur 777. Je rejoins l’équipe Changeons de Cap avec beaucoup d’enthousiasme, avant tout pour nous faire emprunter une trajectoire différente de celle de ces 8 dernières années.

Pilote de ligne depuis 2014 et OPL350, je soutiens un changement de gouvernance de notre syndicat. La sécurité des vols et l'application d'une culture juste sont des sujets essentiels pour lesquels il faut se battre et ceux-ci ne doivent souffrir d'aucun compromis. Le sujet de la CRPN est une source d'inquiétude pour de nombreux pilotes dans une population multi générationnelle qui mérite une représentation qui le soit également afin d'assurer la pérennité de notre système pour tous. Nous avons la chance d'avoir vu de nombreux recrutements de pilotes avec des expériences riches dans d'autres compagnies et je pense que cette diversité peut donner un nouveau souffle à notre action syndicale.

Ingénieur Enac puis cadet de formation, j’exerce mes fonctions d’OPL auprès d’Air France depuis 17 ans. Syndicalement, j’ai été élu pour deux mandats de RS pendant lesquels j’ai exercé durant deux ans dans le Bureau puis en tant que RP ainsi que dans diverses commissions, notamment hébergement, carrière, égalité professionnelle et rotations.
Cette experience syndicale m’apporte la conviction que personne d’autre que nous ne défendra nos conditions de travail ni notre avenir. Nous ne pouvons pas nous remettre aux promesses faites par les décideurs ou par ceux qui aimeraient l’être.
En 2026, changeons de cap !

J’ai intégré Air France en 2009 par la filière cadets, après quelques années comme ingénieur aéronautique. Après trois ans sur A320, j’ai découvert Transavia à l’occasion de trois années de mise à disposition sur B737, puis le long-courrier pendant quatre ans sur B787. Je suis actuellement CDB B737 chez Transavia.
Comme beaucoup de collègues, j’ai vu nos conditions de travail se dégrader progressivement, dans un contexte marqué notamment par le développement rapide de Transavia. Cette évolution rappelle combien le syndicalisme doit jouer pleinement son rôle de contre-pouvoir.
Les intérêts de l’entreprise et ceux des pilotes sont évidemment liés : nous avons tous intérêt à une compagnie forte, performante et durable. Mais ils ne se confondent pas toujours. Les directions se succèdent ; leurs décisions répondent à des objectifs économiques et à des attentes actionnariales qui peuvent diverger des intérêts des salariés, tandis que leurs conséquences pèseront pendant des décennies sur nos métiers, nos carrières, nos conditions de travail et notre qualité de vie, bien après le départ de celles et ceux qui les auront prises. C’est précisément pour cette raison qu’un équilibre doit exister, fruit d’un véritable contre-pouvoir collectif.
Ces dernières années, cet équilibre a trop souvent été réduit à des gains ponctuels, au demeurant notoirement insuffisants au regard des enjeux de fond, en abandonnant des pans entiers de notre statut, dans les faits si ce n’est dans les textes. L’exploitation quotidienne ne se résume pas à la capacité de signer des accords qui conviennent également à la direction signataire. Il est temps de retrouver une ambition collective plus forte, plus cohérente et plus durable pour les pilotes.
Je suis notamment attachée à la préservation de la sécurité et de la qualité de vie au travail ainsi qu'à l’accompagnement concret des collègues, dans l’exercice quotidien de leur métier comme dans les moments de difficulté professionnelle au cours de leur carrière. Mais au-delà de ces sujets, c’est plus largement la capacité du SNPL à protéger, représenter et faire respecter les pilotes et les intérêts de notre profession que je souhaite contribuer à renforcer.

57 ans
CdB B777 depuis 8 ans. Entré à Air France en mars 1993. Ancien membre du CHSCT, du Bureau Air France, du Bureau Transavia, ancien membre du supervisory board de Transavia, ancien Président du Comité Électoral Permanent, ancien membre du conseil de discipline du SNPL, ancien co-President du Comité de Pilotage Paritaire de la Prévoyance. Actuel RS, actuel RP, membre des conseils de surveillance de l’épargne salariale et de différentes commissions du CSE, administrateur de l’APPN.
OPL350, j'ai choisi d'associer mon nom à la liste de Florian Mistral car je suis convaincu qu'un véritable contre-pouvoir ne peut exister que si celles et ceux qui le représentent font toujours passer l'éthique et l'intérêt collectif avant toute ambition personnelle.
C'est à cette condition que les choix courageux et inconfortables, lorsqu'ils s'imposent, peuvent être assumés au service de tous.

De formation Cadet et lâché sur A320 à AF en 2006, j’ai occupé plusieurs fonctions de représentant SNPL sur les sujets métier, notamment au SGRF, en ROSV, FSB et GMP. J’ai fait partie du bureau Evain de 2014 à 2018 et ai contribué à établir les bases de ce qui constitue actuellement notre Protocole Sécurité des Vols.

J’ai une expérience de plusieurs mandats dont celui de RS, élu CSE chez TO. Je souhaite que nous continuions à avoir un syndicat fort et qui prenne en compte tous les aspects de notre métier. Depuis 2018, la collusion, la cogestion et les arrangements ont dégradé la place des pilotes dans la compagnie. Si quelques points positifs ont été obtenus, des contreparties stratégiques ont été abandonnées par les deux bureaux, malgré une conjoncture favorable. Nous devons reprendre le leadership et fédérer, avec un positionnement fort et didactique.

Entré en 2012 chez AF après une formation de cadet, Cdb TO depuis 2021, aujourd’hui sur A320 Neo.
Pilote de ligne chez Transavia France, j’ai débuté ma carrière chez easyJet où j’ai exercé pendant quatre ans avant de rejoindre le groupe Air France. La découverte récente des défis auxquels fait face la CRPN m’a fait prendre conscience de l’importance de l’engagement syndical et de la nécessité d’une information claire et transparente auprès de la profession. Bien que n’ayant pas d’expérience syndicale, je suis motivé à contribuer à la défense de nos intérêts collectifs, dans le respect des valeurs de sécurité, de solidarité et de professionnalisme qui caractérisent notre métier.

38 ans OPL B737 Transavia. De formation ingénieur, j’ai exercé 5 ans comme consultant en sécurité informatique pour le compte d’entreprises du CAC40. J’ai débuté ma carrière aéronautique par une expérience de travail aérien avant d’être recruté OPL B737 chez Ryanair (basé Dublin puis Manchester). Après 4 années, j’ai exercé pour ASL Belgium pendant 2 ans avant de rejoindre le groupe Air France. Membre de BALPA lors de mon passage au Royaume Uni, je me suis syndiqué SNPL dès mon détachement en France chez ASLB.

Bientôt 12 ans au sein d’Air France j’ai débuté ma carrière en tant qu’apprenti puis ingénieur à la sécurité des vols pendant 4 ans. S’en est suivi la sélection interne, 7 ans de 320 et 1 an de 350 en tant qu’OPL. Ces années n’ont eu de cesse de nourrir ma passion du vol et de notre compagnie. Je me reconnais dans les valeurs défendues par « changeons de cap » dont le souhait est de redonner la place que mérite le moteur productif de l’entreprise : les salariés et en particulier les pilotes !


Pilote de ligne depuis 2000 et Cdb 777, je me présente pour défendre le respect du contrat social et du statut des pilotes dans l’entreprise. Face aux défis actuels, il est également crucial de pérenniser la caisse de retraite du personnel navigant, en conciliant défense corporatiste et solidarité avec les autres catégories, notamment les PNC, qui en dépendent aussi.
La liste de classement professionnel (LCP) doit rester un outil d’équité intergénérationnelle. Les inversions récentes ont pu créer des déséquilibres notoires. Dans la transparence et la cohérence, je prône une LCP gommant les exceptions pour une carrière juste et prévisible.
Enfin, je propose de réintroduire un système de parrainage entre pilotes. Ce dispositif, autrefois naturel, permettrait de transmettre l’expérience, d’accompagner les jeunes collègues, et de renforcer la cohésion de notre corporation. Une approche humaine et concrète, pour un syndicalisme à la fois ambitieux et unifié.
Après une formation initiale dans l’Armée de l’air, j’ai exercé en travail aérien, notamment dans le cadre de missions de recherche et de sauvetage sur le Dakar 88, puis dans l’aviation d’affaires, sur PA-31 au Canada et sur Citation en France. J’ai rejoint Air Littoral en 1996, où j’ai volé sur ATR comme copilote puis comme commandant de bord, avant d’intégrer Air France en 2002. J’y ai successivement volé sur A320, A330/A340 et B777, puis comme commandant de bord instructeur sur A320 et désormais sur A350. J’ai connu des univers très différents, mais aussi la disparition d’une compagnie. Cette expérience ne m’a jamais conduit à penser que, parce que les conditions étaient parfois moins bonnes ailleurs, il faudrait accepter qu’elles se dégradent à Air France. Bien au contraire. On ne relèvera pas l’aérien français en tirant vers le bas les conditions de ceux qui sont encore les mieux protégés. Ce qui existe à Air France n’est ni excessif ni définitivement acquis : c’est le résultat de décennies de négociations et de combats collectifs. Or, au fil de ma carrière, j’ai vu cet équilibre s’éroder, souvent par petites touches présentées comme raisonnables ou inévitables. Le rôle d’un syndicat n’est pas de s’habituer à cette dégradation ni de l’accompagner. Il est de défendre les pilotes, de préserver leur statut et de poser des limites claires lorsque leurs conditions d’exercice, leur sécurité ou leur qualité de vie sont menacées. C’est avec cette conviction, forgée par mon parcours et par ce que j’ai vu évoluer durant toute ma carrière, que je souhaite apporter ma pierre à l’édifice syndical.

Entré dans le groupe Air France en 2017 via un détachement Transavia sur B737, je vole aujourd’hui sur B777. Mon parcours m’a permis de découvrir différentes réalités de notre métier et de mesurer les attentes des pilotes sur l’ensemble du groupe.
Au fil des années, j’ai vu notre environnement professionnel évoluer. Je regrette que le SNPL ait progressivement privilégié une logique de cogestion avec la direction plutôt qu’un rapport de force équilibré au service des pilotes. Cette orientation a contribué à affaiblir notre place dans l’entreprise et à remettre en question certains acquis que beaucoup considéraient comme essentiels.
Je m’engage pour défendre concrètement notre qualité de vie au travail (GP, uniformes, hébergements…), renforcer la sécurité des vols (repos, sûreté, état de la flotte…), porter la négociation d’un contrat unique pour l’ensemble des pilotes moyen-courrier et promouvoir un syndicalisme indépendant, transparent et fidèle aux intérêts de ceux qu’il représente.
Parce que notre métier mérite d’être défendu avec conviction et indépendance : ensemble, changeons de cap !
Entré à Air France en 2018, j’ai débuté comme OPL sur A320 avant de rejoindre le B777.
Je rejoins la liste Changeons de Cap car les prochaines années nécessiteront des choix structurants : CRPN, périmètre d’Air France au sein du groupe, équilibres AF/TO/KLM, flotte, conditions de travail, rémunération, qualité de vie et sécurité des opérations. Sur ces sujets, nous avons besoin de transparence, d’une vision à long terme et d’un véritable contre-pouvoir. Je suis également convaincu que l’on peut défendre fermement les pilotes, leurs acquis et leur avenir, sans ignorer les enjeux humains qui traversent notre entreprise : respect des équipages, lutte contre les discriminations, accompagnement des collègues.
J’ai 54 ans. Avant de rentrer à Air France j’étais dans l’aviation d’affaire. Un an de Beech 200, 3 ans de Falcon 20 au Bourget. Je rentre à AOM OPL MD83 pendant plus de 3 ans. Puis j’intègre AF en 2001. 5 ans OPL 320, 13 ans OPL 777 puis passage CDB sur 320 en 2019. Un amortissement de Qualif et passage CDB 777 en Septembre 2023. J’ai été 100% tout du long de ma carrière. Je suis personnellement surtout attaché à une revalorisation des salaires ainsi que des primes d’intéressement et de participation. En effet je considère que les conditions de travail à Air France sont plus que correctes. En revanche ma qualité de vie, je me la fabrique directement fonction du chiffre qui est écrit en bas à droite de ma feuille de salaire. Et quand je compare avec les compagnies US, je me dis que nous avons une gigantesque marge de manœuvre…
Enfin j’attache une grande importance à garder le privilège de rotations longues.
J’ai intégré Air France en 2018 comme OPL chez Transavia où j’ai passé deux ans. Je suis à présent OPL sur 777 depuis 6 ans. J’ai rejoint la liste « Changeons de Cap» pour le programme clair et assumé qu’elle presente pour relever les défis qui s’annoncent, notamment celui qui concerne la CRPN. L’équipe qui porte son projet s’appuie sur l’expérience de syndicalistes chevronnés tout en faisant la part belle à une nouvelle génération, celle des syndicalistes de demain.

L’engagement syndical n’est pas/ne devrait pas être un piédestal pour la réussite personnelle.
La voix des pilotes doit/les demandes des pilotes doivent être entendu(es), sans concession, peu importe les plumes qui seront froissées.
Le contrat unique pour les pilotes détachés est absolument essentiel, d’une part leur sécurité au sein d’AF ne serait même plus discutable et d’autre part les compagnies seraient nécessairement obligées d’offrir la même qualité d’environnement de travail.
Les pilotes détachés ne devraient pas avoir à se sentir délaissés de leur syndicat et avoir l’impression qu’aucune négociation ne porte sur leurs conditions.
Vous souvenez-vous de la dernière fois où vous avez regardé le remplissage d’un vol avec espoir ? La dernière fois que des R1 étaient disponibles moins d’un an avant un vol ?
Moi non plus.
Trouvez vous normal d’entendre des collègues vous dire qu’ils se forcent à manger car la seule option qui leur est présentée est tout simplement immonde voire dangereuse ? Si la SV etait réellement une priorité, nous ne devrions même pas avoir à en discuter.
Les plannings « à la carte » pour certains ne doivent plus être. L’équité point.
Je trouve toujours agréable les matinées humides et froides d’hiver, au gré des éléments, sur le chemin pour me rendre à mon lieu de travail et le plaisir qui m’emplit lorsque je commence une longue journée de travail parfaitement trempé.
Nous ne devrions pas subir cela avant même d’avoir débuté nos fonctions. Une solution doit être trouvée.
Vous souvenez vous à l’aéro-club ou en formation initiale quand vous hésitiez entre écrire 28cL ou 29cL pour l’huile que vous aviez mis dans votre DR400 ?
Chez Transavia ? Les avions sont dans un état déplorable et la maintenance n’est jamais inquiétée.
Opérer des avions en état de marche avec un suivi rigoureux ne devrait pas être un luxe! Une réelle remise à niveau de la maintenance est absolument nécessaire et non négociable.

ENAC 2009, 1 an d’aviation légère en montagne, 4 ans chez easy Genève, 3 ans sur MC AF puis 5 ans de LC sur 777. Pour du syndicalisme modéré, tempéré, en accord avec les performances financières de l’entreprise.
J’ai commencé ma carrière chez Air France en 2000 en tant que copi B737, puis OPL 777, Cdb 320 et actuellement Cdb 777. Sans expérience syndicale, je rejoins Changeons de Cap pour défendre nos intérêts… J’ai vu la considération des pilotes être mise à mal depuis quelques années, or il nous faut être soudés et forts !

EPT 88, lâché en 1997 après quelques années d’attente. J’ai été recruté en signant un contrat B scale. L’équipe en place au syndicat à l’époque a déterminé mon orientation syndicale. J’ai pu combattre cette B scale aux côtés de Yannick Floc’h dont je salue les compétences sur les dossiers techniques et la constance syndicale .
J’ai été OPL A320, puis OPL B747/200, CDB A320 pendant 9 ans. Et depuis 2015 sur Airbus LC. A340, puis A330 puis A350. J’ai eu la chance de faire partie de l’équipe de lancement du 350.
J’ai été TRI sur A320 puis TRI référent et TRE sur A330/350. Je fais également partie de l’équipe ECP(IRP) qui élabore les modules ECP.


Je suis belge, 3 ans chez Ryanair, 5 ans chez Emirates puis 2 ans chez ASL Belgium où je suis passé captain, et puis retour dans le bac à sable chez Emirates pour 2 ans avant de rejoindre TO au cours des 3 dernières années. Je n’ai aucune expérience au niveau syndical mais je suis convaincu que le fait de rejoindre la liste permettra de faire évoluer les choses, ou du moins d’essayer !

Je m’appelle Sylvestre MOREL DELESALLE, Commandant de Bord B737 depuis 5 ans.
Entré à Air France en 2009, j’ai eu l’opportunité d’exercer notre métier à différentes périodes de l’histoire de l’entreprise. Au fil des années, j’ai vu évoluer nos conditions de travail, notre quotidien opérationnel et la place accordée aux pilotes au sein du groupe. Force est de constater que ces évolutions ne sont pas toujours allées dans le sens que nous aurions souhaité.
Notre profession est exigeante. Elle requiert compétence, engagement, responsabilité et disponibilité. Pourtant, nous devons régulièrement nous battre pour préserver nos acquis, défendre nos conditions de travail et faire entendre notre voix dans les décisions qui impactent directement notre métier.
Je suis convaincu qu’aucun progrès durable ne peut être obtenu sans une représentation forte, crédible et proche du terrain. Parce qu’il faut des pilotes pour faire avancer le groupe, il faut aussi un syndicat fort pour défendre les pilotes.
Ma candidature s’inscrit dans cette volonté : porter la voix de celles et ceux qui font voler l’entreprise au quotidien, défendre nos intérêts collectifs avec détermination, et participer activement à la construction de notre avenir professionnel.
Je souhaite m’engager à vos côtés pour préserver nos conditions de travail, valoriser notre métier et garantir que les décisions prises aujourd’hui ne se fassent jamais au détriment des générations de pilotes de demain.
Aucun candidat ne correspond à votre recherche.
Tout ce qu’il faut savoir pour soutenir la liste et voter à la rentrée.
Pas du tout ! Nous cherchons des gens motivés, prêts à soutenir un projet qui leur permet de reprendre le contrôle de leur destin. Pas besoin d’être un expert, d’avoir lu tous les accords, ni de consacrer deux semaines par mois au syndicat. Notre équipe rassemble des pilotes de tous horizons, dont certains ont une grande expérience de la négociation et de la vie syndicale. Comme dans la vie démocratique, l’engagement syndical se résume à des valeurs simples : défense du métier, des conditions de travail et des salariés.
À ce stade, un soutien essentiellement symbolique. L’adhésion à notre liste implique d’en partager les grandes lignes et la volonté de changer de Cap. Vous pourrez aussi contribuer à améliorer le programme en suggérant des idées. Votre engagement peut se résumer à un soutien moral, indispensable pour faire bloc et remporter le plus de sièges. Vous devrez répondre à l’appel à candidatures lancé par le syndicat (cf. calendrier) et communiquer votre engagement à vos proches.
Dans un second temps, si votre ticket est élu, vous pourrez assister aux conseils (en présentiel ou en visio), une fois par mois — les premiers mercredi (conseil national) et jeudi (conseil AF-TO). Un accord avec l’entreprise permet de solliciter de ne pas avoir d’activité programmée pour y assister ; en cas d’indisponibilité, les procurations sont possibles. Et si vous souhaitez vous investir davantage, de nombreux postes seront à pourvoir.
Quasiment aucune : les responsabilités peuvent être partagées pendant le mandat. Comme un seul vote est disponible par ticket, le titulaire détient la primauté du vote si les deux membres sont présents.
Le scrutin est plurinominal : chaque électeur choisit une série de noms parmi ceux présentés, dans la limite des deux tiers des tickets à pourvoir (par exemple, 40 tickets à désigner pour 60 à pourvoir).
Le gel des listes aura lieu le 13 août : les pilotes non adhérents ont jusqu’à début août pour adhérer. L’appel à candidatures se tiendra du 24 août au 18 septembre, et le vote électronique du 28 septembre au 21 octobre.
Que nous le voulions ou non, notre avenir passe obligatoirement par le SNPL, du fait des règles légales de représentativité dans l’entreprise — y compris pour l’élection des titulaires au CSE qui suivra. Une organisation est représentative si elle recueille au moins 10 % des suffrages du collège : c’est le cas du SPAF et d’Alter, qui franchissent de peu ce seuil mais restent impuissants à agir de façon déterminante.
Pour signer un accord, un syndicat doit avoir recueilli plus de 50 % des suffrages CSE (cas du SNPL), ou plus de 30 % pour rallier d’autres syndicats ou passer par référendum. Avec plus de 75 % aux élections CSE de 2023, le SNPL rend impossible tout multipartisme ; le SPAF et Alter restent loin des 30 %.
Dans la perspective des élections à venir, l’adhésion de tous les pilotes sera déterminante pour ne plus subir les décisions d’un petit nombre d’élus : fin 2022, la majorité sortante et ses supplétifs ont rassemblé entre 450 et 1 000 voix sur 3 000 adhérents, alors qu’un apport de 200 voix pour l’opposition aurait changé la composition du conseil. Il est donc impératif de réadhérer avant le gel des listes, le 13 août.
Rien de plus simple : reprenez votre adhésion au SNPL et votre cotisation. Votre présence au SNPL est indispensable pour peser sur votre avenir professionnel.
Les estimations (taille de la section, statuts) laissent entrevoir un conseil d’environ soixante tickets, soit 120 élus titulaires et suppléants. Pour maximiser nos chances, notre objectif est de rassembler, sur la base de notre programme, au moins quatre-vingts personnes — soit 40 tickets — afin d’obtenir directement la majorité absolue. Nous avons besoin de vous !
Nos échanges, décryptages et invités, à écouter directement ici.
Laissez vos coordonnées pour recevoir nos communications, rejoindre l'équipe ou apporter votre soutien. Chaque ticket comptera au scrutin de la rentrée.
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